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Article de l'association "Groupe Folklorique Les Plantagenets"
Danses, chants, musiques, traditions du pays d'Anjou
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Article lu 724x - Dernière lecture : le 19.06.13 à 20h50


L'ANJOU, DE SES ORIGINES À NOS JOURS


Sommaire :
1- Préhistoire
2- Epoque gallo romaine
3- Les Mérovingiens
4- Les Carolingiens
5- Les Ingelgériens
6- Les Plantagenets
7- L'Anjou au 13ème siècle
8- Les princes apanagés
9- René d'Anjou
10- La guerre de 100 ans
11- L'Anjou au 16éme siècle
12- L'Anjou au 17éme siècle
13- La Révolution
14- L'Anjou au 19éme siècle
15- Les drames
16- L'Anjou au 20éme siècle
17- La seconde guerre mondiale
18- De 1945 à nos jours



1- Préhistoire

L'Anjou était, comme le reste de la France, une contrée de landes, de marécages et d'immenses forêts au milieu desquels s'écoulait la Loire. Le peuplement est concentré dans la zone sud de la Loire.
Les "dolmens" sont à peu près les seuls vestiges de l'époque. Ils sont nombreux dans le Baugeois, et surtout dans le Saumurois ; allée couverte de Bagneux. Les menhirs sont plus implantés dans l'ouest de la France en Bretagne.

 


2- Époque gallo-romaine

C'est seulement au 1er siècle avant Jésus-Christ que nous voyons désigné sous le nom d'ANDEGAVE, une tribu gauloise établie dans la région du confluent de la Maine et de la Loire.

A l'appel de VERCINGETORIX (en 52 avant J.C), les ANDEGAVES prirent part à la grande insurrection nationale et se joignirent à l'armée de secours qui devait débloquer ALESIA. DUMNACUS, le chef des ANDEGAVES s'est illustré par sa résistance aux Romains. La statue de DUMNACUS se trouve sur un pont qui porte son nom aux Ponts de Cé.

Angers devint "JULIOMAGUS", le "marché de Jules" et posséda d'importantes structures : des thermes (quartier République), un forum (près de St Laud), un amphithéâtre (actuelles rues Hanneloup et Bressigny). Notre cité fut une des plus riches et des plus florissantes de l'Ouest de la Gaule. Des voies romaines la relièrent à Nantes, Tours, Poitiers et Rennes.

Les forêts commencèrent à être défrichées et les marais assainis. Au 3e siècle, elle prit le nom d'ANDECAVUM, plus tard ANDEGAVUS, puis ANGERS.

Dumnacus

 


3- Les Mérovingiens

Au Ve siècle, les peuples francs, allemands et saxons envahissent la Gaule et en chassent les Romains.

Les saxons envahissent Angers en 464, mais c'est Childéric (père de Clovis) qui s'empare de la ville en 471.

L'Anjou est alors gouverné par un comte ou un vicomte. Les rois se succèdent rapidement (11 de 511 à 629) et au gré des partages, l'Anjou fait partie d'ensembles géopolitiques différents : royaume d'Orléans (511), d'Austrasie (534), bourgogne (584), Neustrie (613) puis à nouveau d'Austrasie (687).
 

 


4- Les Carolingiens

L'Anjou est en position frontière entre la Bretagne et l'Aquitaine.

L'importance stratégique de l'Anjou amène les souverains carolingiens à y séjourner fréquemment. Les menaces bretonnes se font plus précises à la mort de Louis le Pieux en 840. A cette menace s'ajoute le péril normand, à partir des années 850. La province est mise à feu et à sang par les normands et les bretons.

Dans ce désordre, le gouvernement de l'Anjou reste un simple commandement militaire.
 

 


5- Les Ingelgériens

Les derniers rois Carolingiens n'ayant plus d'autorité, ni d'énergie, un des lieutenants de Robert le Fort, Ingelger, organisa la féodalité et devint comte d'Anjou.

Ses successeurs, appelés comtes Ingelgériens, furent Foulques 1er le Roux, Foulques II le Bon, Geoffroy I Grise-Gonnelle (ainsi surnommé à cause de la couleur des ses habits), Foulques III Nerra (le noir), Geoffroy II Martel, Geoffroy III le Barbu, Foulques IV le Rechin ou le Hargneux, Foulques V.

Tous ces princes étaient les vassaux du roi de France. Le dernier Foulques V, en obtenant pour son fils Geoffroy la main de la fille du Roi d'Angleterre, et en unissant ainsi les possessions des comtes d'Anjou à celles des rois d'Angleterre fit de la maison d'Anjou l'égale de celle de la France. Parti à la croisade, il devait mourir roi de Jérusalem.

Foulques Nerra

 


6- Les Plantagenets

Geoffroy le Bel reçoit le surnom de Plantagenêt dû à sa passion pour la chasse et ses chevauchées à travers les landes mancelles couvertes de genêts. Ainsi changea le nom de la famille d'Anjou.

En 1151, il lègue à son fils Henri une belle principauté bien administrée : le comté d'Anjou étendu à Champtoceaux, Parthenay, Loudun, Mirebeau, Sablé, la Touraine, le Maine et la Normandie.

Henri II épouse la plus riche héritière de l'époque, Aliénor d'Aquitaine (répudiée par le roi de France, Louis VII). Il devient roi d'Angleterre dont il avait hérité la couronne par sa mère Mathilde.

Henri II fait prospérer l'Anjou. La vigne connaît un grand essor, la monnaie de l'Anjou s'impose dans tout l'Ouest. Il construit des ponts (Angers, Saumur). Il fait surtout entreprendre vers 1168-1170 la construction d'une digue continue sur la rive droite de la Loire longue d'une quarantaine de kilomètres depuis la Touraine jusqu'à St martin de la Place. On l'appelle "turcie" puis "levée" à partir du XIIIe. Pour la réaliser et l'entretenir, il y installe des "hôtes" exemptés d'impôts et de service armé. C'est à partir de cette époque que toute la vallée de la Loire se peuple.

On assiste à un développement des constructions. L'Anjou met au point un voûtement qui aboutit à la formation du "gothique angevin" ou "Plantagenêt". (Cathédrale d'Angers, église St Serge). Il fait construire l'hôpital et les greniers St Jean à Angers en 1175 après le meurtre de Thomas Beckett, archevêque de Canterbury. Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, les deux fils d'Henri II, se querellent la terre sans cesse.

Philippe Auguste, roi de France, profite de la guerre entre les deux frères et s'empare de l'Anjou en 1206.

Jean sans Terre abandonne l'Anjou après sa défaite à la Roche aux Moines à Savennière. L'Anjou devient l'apanage de la famille royale.

Six membres de la dynastie des Plantagenêts sont inhumés à l'abbaye de Fontevraud : Henri II, Aliénor d'Aquitaine, Richard Cœur de Lion, Isabelle d'Angoulême (épouse de Jean sans Terre), ce sont les 4 gisants. Jeanne (fille d'Henri II), Raimond VII de Toulouse (fils de Jeanne).

Henri II Plantegnet





Les gisants Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt

 


7- L'Anjou au 13ème siècle

Pour protéger l'Anjou des invasions bretonnes et leurs alliés anglais, Blanche de Castille, gouverneur de l'Anjou et mère de Louis IX, décide de fortifier Angers. Elle fait construire à partir de 1228 le château de 17 tours et une fortification entourant la ville (transformée plus tard en boulevards). Après dix ans de travaux, en 1238, Angers est appellée la "clef du royaume".
 



 


8- Les princes apanagés

L'Anjou, donné par St Louis à son frère Charles Ier, ne fut pas la propriété directe du roi de France et devint l'apanage de trois familles princières qui portèrent le nom de notre province. La première famille apanagiste fut celle d'ANJOU-SICILE, dont les princes Charles Ier et son fils Charles II le Boiteux, ne parurent guère aux abords de la Maine et de la Loire.

La deuxième maison, celle de VALOIS-ANJOU, était dirigé par Charles de Valois, gendre de Charles II. A sa mort, l'Anjou revint à son fils Philippe, qui, monté sur le trône de France, sous le nom de Philippe V, passa son apanage à Jean le Bon. Lui-même devenu roi à son tour, laissa son comté à son second fils, Louis.Ce prince devint ainsi sous le nom de Louis Ier, le fondateur de la deuxième maison d'ANJOU-SICILE, dont les terres furent érigées en duché par Charles V. Il passa à peu près toute sa vie en Italie, ainsi que ses deux successeurs Louis II et Louis III.

Louis Ier a la passion des arts. En 1375, il commande la grande tenture de l'apocalypse de St Jean, dont la particularité est de ne pas avoir d'envers (tissage identique à l'envers comme à l'endroit). Elle est réalisée dans les ateliers parisiens de Nicolas Bataille et de Robert Poisson d'après les cartons de Hennequin de Bruges, peintre de Charles V. Cette œuvre prestigieuse est composée de 6 grandes pièces en 24 tableaux : la tapisserie se déroulait à l'origine sur plus de 140m de longueur et de 6m de hauteur. Elle forme encore, avec ses 103m de longueur et ses 4.5m de hauteur, l'ensemble de tapisseries médiévales le plus important du monde.

Tenture de l'Apocalypse

 


9- René d'Anjou

Louis Ier étant mort sans enfant, il eut pour héritier son frère René, notre "Bon Roi René". Fils de Louis II et de Yolande d'Aragon, il naquit au château d'Angers le 16 janvier 1409. Il épousa Isabelle de Lorraine en 1420 à qui il apporta son emblème "La CROIX D'ANJOU" qui est devenue la "Croix de Lorraine". Il séjourna alternativement dans les deux provinces et eut l'occasion de rencontrer Jeanne d'Arc à Nancy.

René d'Anjou sait donner à sa cour l'éclat qui convient à ses titres. Les tournois qu'il organise, comme le "Pas du Perron" à Saumur en 1446, sont véritablement royaux. Il crée son propre ordre de chevalerie en 1448, "l'Ordre du Croissant", placé sous le patronage de St Maurice. Mécène et artiste lui-même, il embellit son château natal d'Angers. René d'Anjou sait donner à sa cour l'éclat qui convient à ses titres. Les tournois qu'il organise, comme le "Pas du Perron" à Saumur en 1446, sont véritablement royaux. Il crée son propre ordre de chevalerie en 1448, "l'Ordre du Croissant", placé sous le patronage de St Maurice. Mécène et artiste lui-même, il embellit son château natal d'Angers. Lui aussi alla vivre en Italie, mais il perdit son royaume. A la mort d'Isabelle, il fit don de son duché de Lorraine puis se remaria avec Jeanne de Laval pour laquelle il fit construire plusieurs châteaux aux environs : La Ménitré, Beaufort, Launay et les Ponts de Cé (où est maintenant établi le musée des coiffes) qui ont aussi été ses demeures favorites.

En 1471, il se fixa en Provence à Aix, où il mouru le 10 juillet 1480, mais il est enterré à la cathédrale d'Angers, auprès de sa première épouse. A sa mort , notre province passa avec ses autres domaines au roi de France, Louis XI, son neveu. Sa fille, Marguerite d'Anjou épousa Henri IV d'Angleterre.

 


10- La guerre de 100 ans

Sous les princes apanagés, la Guerre de Cent Ans fut, comme dans le reste de la France, une époque de désolation et de ruines. Surtout pendant les règnes de Charles V, Charles VI et Charles VII, des bandes anglaises, s'établissant dans les abbayes et les châteaux, infestèrent les rives de la Loire. Les angevins leur infligèrent de rudes leçons. Mais, quand les ennemis s'en allèrent pour toujours, la contrée était complètement épuisée. Pendant les trêves, les Routiers, les Tars-venus, les Malandrins, gens de sac et de corde qui suivent les armées régulières, saccagent le peu qui reste.

En 1362-1363, la peste noire fit son apparition à Angers et envahit toute la province, semant la mort jusque dans les hameaux reculés. Pour comble de malheur, après des années pluvieuses, se produisirent les inondations qui détruisirent les récoltes de la Vallée de la Loire.
 



11- L'Anjou au 16éme siècle

Après la mort du roi René, l'existence particulière de l'Anjou est finie. Louis XI se garda bien de donner à nouveau en apanage la province qu'il venait d'acquérir. Angers bénéficia de ce changement. Louis XI, pour s'assurer du dévouement de ses habitants, leurs accorda une charte municipale qui leurs donnait le droit de s'administrer eux-même, au moyen d'un corps de ville élu, et de garder eux-même leurs murailles. Il s'installe en 1484 à l'hôtel Godeline.(ci-contre) Henri III donne, suite à une trahison, en 1585, l'ordre de faire abattre le château d'Angers et de faire combler les fossés. Pierre DONADIEU de PUYCHARIC commence, sans empressement, l'arasement des tours nord. Quelques mois plus tard, le danger d'une prise du château semblant être éloigné, il fit interrompre les travaux. Les tours ont actuellement près de 40 mètres de haut et n'ont perdu que leur toit et 3 mètre de hauteur sauf la Tour du moulin.

Les guerres de religion sévirent cruellement, les protestants d'Anjou s'emparèrent de la cité d'Angers qu'ils pillèrent. Quand, plus tard, la ligue s'organisa pour empêcher un prince protestant, Henri de Navarre, d'arriver au trône de France, nombre de villes angevines s'affilièrent au mouvement. Il fallut l'abjuration d'Henri IV pour faire cesser la division qui régnait dans notre province.

Le roi vint à Angers : c'est là, qu'après avoir réconcilié les partis angevins à Briollay, il prépara l'édit de pacification qu'il devait signer à Nantes.

Hôtel Godeline

 


12- L'Anjou au 17éme siècle

Pendant le règne d'Henri IV, l'Anjou retrouva la prospérité. Malheureusement, sous la minorité de Louis XII, la France, à peine pacifiée, fut troublée par de nouvelles guerres civiles.

La drolerie des Ponts de Cé En 1619, Louis XII donne à Maris de MEDICIS, sa mère, le gouvernement de l'Anjou. Elle s'installe au logis Barrault avec son aumônier RICHELIEU.

Elle organise autour de nobles de l'Anjou, du Maine, de la Normandie et de la Mayenne, une coalition contre le duc de Luynes, connétable de France et favori de son fils Louis XII. Celui ci rétablit l'ordre, en 1620, en Normandie et arrive avec sa troupe en Anjou où il attaque les coalisés entre Sorges et St Aubin le 7 août. Aussitôt, le duc de Retz change de camp avec sa troupe.

La prise de St Aubin s'effectue après la perte de 200 à 300 soldats dans la troupe royale et 600 morts chez les coalisés. Ceux ci se rendent au roi. Louis XII restera 4 jours dans le château des Ponts de Cé. Louis XII et sa mère se réconcilie le 10 août 1620 à Brissac.

Vers 1648, pendant la régence d'Anne d'Autriche, l'Anjou prit part encore au mouvement insurrectionnel qui souleva Paris et une partie de la France contre le gouvernement du premier ministre MAZARIN et qu'on a appelé la FRONDE. Les angevins payèrent cher leur rébellion. Anne d'Autriche, Louis XIV et MAZARIN vinrent établir leur quartier général à Saumur pendant que les troupes royales faisaient le siège d'Angers.

Château Pont de Cé

 


13- La révolution

Le nom des provinces et des villes parfois, sont débaptisées. C'est ainsi que la province de l'Anjou devint, en 1790, le Mayenne-et-Loire puis le Maine-et-Loire. Ce département correspond à l'ancienne province d'Anjou, moins quelques communes du Haut Anjou Segréen et du Baugeois rattachées au département limitrophes.

La vente des biens de l'église et surtout la constitution civile du Clergé avaient gravement mécontentés les populations religieuses de la Vendée Angevine, c'est à dire de cette partie de l'Anjou comprise entre la Loire, le Layon, le Poitou et le pays Nantais. A ce grief principal venait s'ajouter la mort du roi et la levée en masse des jeunes gens pour la frontière.

En mars 1793, à St Florent le Viel, éclatait une terrible insurrection que l'on a appelé la "Guerre de Vendée".

Toutes les Mauges (dont Cholet est la capitale) se soulevèrent pour la cause de la religion et du Roi. La révolte s'organise en armée mais trouvant devant elle des soldats plus aguerris, éprouve 2 sanglantes défaites.

La 1ère , le 29 juin 1793, à Nantes. Il y a 1200 morts et Cathelineau, "le Saint de l'Anjou" est blessé mortellement.

La 2e, le 15 octobre 1793, à Cholet. Bonchamps et d'Elbée, qui venait de remplacer Cathelineau à la tête de l'Armée Catholique et Royale, sont blessés mortellement.

Les angevins sont plus divisés par le sang versé que par les idéaux. La férocité des combats et l'absurdité des condamnations à la guillotine ou à la fusillade creusent un fossé infranchissable (souvent matérialisé par la Layon) entre ceux qui ont eu un proche tué dans le camp des Bleus (notamment au Pont Barré ou à la Roche de Mûrs) et ceux, encore plus nombreux qui ont eu un proche tué par les Bleus. Pour un siècle et plus, en Anjou, on est Bleu ou l'on est Chouan. En 1800, la paix est signée par le 1er consul Bonaparte. Le concordat est négocié en 1802 par le prélat angevin Bernier, ancien curé de St Laud, qui avait soutenu les Vendéens dans leurs combats.

Les principaux chefs, dits vendéens, mais en fait angevins :Stofflet Jacques CATHELINEAU du Pin en Mauges. BONCHAMP né à Juvardeil, habitait à la Chapelle St Florent ELBEE né à Dresde, habitait Beaupréau. Jean-baptiste STOFFLET, né à Luneville, garde chasse au château Colbert à Maulévrier.

Pendant les Cent Jours, au retour de Napoléon, un ancien chef vendéen chercha à soulever notre pays et à l'associer aux mouvements royalistes organisés dans l'Ouest. Sous le règne de Louis-Philippe, en 1832, la duchesse de BERRY essaie de dresser l'ancienne Vendée. Le pays resta indifférent à cette levée qui se termina par le drame de Jallais où périt le fils de Cathelineau.

Cathelineau







Bonchamps


D'Elb"e



Stofflet

 


14- L'Anjou au 19éme siècle

En 1806, on voit la création du lycée d'Angers dans les anciens bâtiments des frères des Ecoles Chrétiennes. Il deviendra plus tard le Lycée David d'Angers. Le décret signé par Napoléon 1er à Varsovie autorise, en 1807, Angers à raser les fortifications et à combler les fossés entourant la ville pour y établir des boulevards, ce qui permet aux "faubourgs" de rejoindre la "Cité". D'ailleurs de 1820 à 1880, on assiste à Angers à de grands travaux d'urbanisme : deux nouveaux ponts sur la Maine, l'hôpital, le Palais de justice, le théâtre, le jardin du Mail et la rénovation de l'hôtel de ville.

A partir de 1815, notre pays se transforme économiquement. Les landes et les forêts des Mauges et du Baugeois sont défrichées, de nouveaux procédés de culture enrichissent le sol. Le Choletais devient une importante région d'élevage. Le vignoble du Saumurois et du pays du Layon se développe et se perfectionne. La Vallée de la Loire exporte à Paris et à l'étranger ses fruits, ses graines et les produits renommés de ses pépinières.Les filatures, les tissages et les chaussures de la région de Cholet, les fabriques de toiles à voile et de cordages d'Angers n'ont pas un essor moins brillant. Autour d'Angers et de Segré s'exploitent les fameuses ardoisières.

Le chemin de fer est inauguré dans notre ville en 1849. C'est une des premières villes de province à être reliée à la capitale Paris, ce qui amènera la disparition totale des gabares sur la Loire.

Un homme de notre région est devenu extrêmement célèbre : c'est Rouget dit le Braconnier. Sa cavale débute le 9 juillet 1854 après avoir tiré et blessé un gendarme venu l'arrêter. Pendant 4 ans, il se cache dans la forêt de Daumeray et des environs protégé par la population. Il est arrêté au Mans à la suite d'une trahison et déporté à Cayenne.

L'Université Catholique dite aujourd'hui "La Catho" est crée en 1875 par Monseigneur Freppel sur les terrains des pépinières André Leroy.

Cinq ouvriers fendeurs de Trélazé constituent une chambre syndicale des ouvriers ardoisiers. Crée en 1880 mais reconnue en 1890, elle est menée par Ludovic Ménard et fera obtenir le statut de mineur aux ardoisiers.

Le Mail






 


15- Les drames

1850
16 avril. C'est l'effondrement du pont de la Basse Chaîne à Angers au passage du 11e Régiment d'Infanterie venant de Rennes et allant vers Marseille. C'était la tempête, pluie et vent ont eu raison des câbles d'amarrage qui se rompent. 233 soldats périssent noyés ainsi que 3 civils. Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République, vient s'incliner à Angers sur leurs dépouilles.

1856
Grande inondation catastrophique de la Loire. La digue s'est rompue à La Chapelle sur Loire (Touraine) provoquant une inondation jusqu'à Andard et dans les ardoisières de Trélazé où l'on a vu des cascades de 80 m. Napoléon III vient en visite dans la région.
 

 


16- L'Anjou au 20ème siècle

Pendant la première moitié du XXe siècle, s'est poursuivi en Anjou le développement économique du siècle précédent.

En 1901, Julien Bessonneau devient en France un véritable empereur du textile en dirigeant la Société Anonyme des Filatures, Corderies et Tissages d'Angers. Sa société emploiera près de 10000 personnes en 1920. Elle s'étend sur 35 ha, avec sa propre gare, son infirmerie, sa colonie de vacances, son harmonie musicale, son club sportif avec son stade, qui deviendra le stade Jean Bouin (athlète tué à la guerre de 1914).

L'aviation fait aussi ses débuts en Anjou avec René Gasnier, pionnier de l'aviation. En 1908, il effectue ses premiers vols sur la "Grand-Prée" de Rochefort sur Loire avec un aéroplane de sa construction. Les plans de son appareil sont conservés aux Archives départementales de Maine et Loire.

En 1937, Albert LEBRUN, président de la République, visite Angers, à l'occasion de la fête des vins de France, où l'on voit alors défiler des chars et des jeunes gens en costumes régionaux (dont notre groupe Les Plantagenêts).


 


17- La seconde guerre mondiale

Le gouvernement polonais est en exil au château de Pignerolles à St Barthélémy d'Anjou en 1940.

En 1942, Angers devient le centre régional de la Gestapo. Résistance et répression vont de pair. 60 personnes auront été fusillés sur le champ de tir de Belle Beille.

En 1943, la Kriegsmarin réquisitionne le château de Pignerolles à St Barthélémy pour y installer son centre de communication. 6000 ouvriers y construisent 11 bunkers et des baraquements pour près de 1000 marins allemands.

Dans la nuit du 28 au 29 août 1944, c'est le premier bombardement des avions alliés sur le quartier St Laud à Angers. Il y eut 243 morts. Le bilan final pour notre région : 208 fusillés et 608 déportés pour résistance.

Pignerolles




 


18- De 1945 à nos jours

1952 création du Festival d'Angers puis d'Anjou. (Grand festival théâtral)

1953-1960 La guerre d'Algérie retentit en Anjou. Les cheminots de Saumur se mobilisent contre la guerre. En 1960, on assiste à une manifestation pour la paix devant la Bourse du Travail. Le 11 février 1962, l'OAS plastique la Fédération Angevine du Parti Communiste, rue des Lices à Angers.

1957 Rénovation des vieux quartiers : St Michel, St Nicolas (1961)

1958 Le Maine et Loire plébiscite avec 89% des électeurs la nouvelle constitution, Vote du non.

1963 Arrivée de BULL (entreprise d'informatique)

1965 Création de la ZUP Sud à Angers, qui deviendra "La Roseraie". Cela entraîne la disparition des maraîchers avoisinants la ville.

1966 Fermeture définitive des usines BESSONNEAU.

1967 Acquisition par la ville d'Angers de la monumentale tapisserie de Jean Lurcat "Le Chant du Monde".

1972 Transformation du centre universitaire en Université d'Etat à Belle Beille, malgré une opposition qui y voit une concurrence avec l'Université Catholique.

1977 Election municipale à Angers de l'Union de la gauche (Socialistes, Communistes, Radicaux) conduite par Jean Monnier.

1984 Inauguration du musée David d'Angers dans l'ancienne abbaye Toussaint à Angers par François Mitterand, président de la République.

1986 Premier festival du scoop et du journalisme à Angers.

1987 Création de l'appellation d'origine contrôlé (AOC) "Anjou-Village".

1993 L'extraction du sable de Loire est interdite à partir du 1er janvier.

1995 Grandes inondations dans le nord de l'Anjou (janvier-février) Inauguration officielle à Baracé du foyer "Lino Ventura" pour les handicapés, géré par le comité Perce-Neige, en présence d'Odette Ventura. Parrains : Michel Drucker, Jean-Claude Brialy, Jacques Chancel et Pierre Tchernia.

1996 Création du Parc Naturel Régional Loire-Anjou-Touraine.

1998 1ère édition de la Remontée du sel entre Guérande et Saumur. 1ère Fête du Vélo sur la levée Angers-Saumur. Inauguration de l'aéroport d'Angers-Marcé et du nouveau musée de l'Air.

1999 Le 6e génie d'Angers en mission en Bosnie et en Albanie. Les rations de combats de l'armée française, les meilleures au monde, sont conditionnées aux Ponts de cé. Un Quarts-de-Chaume est élu "vin de l'année 1999" par la célèbre revue américaine "The Wine Spectator".

2000 Naissance du Conseil interprofessionnel des Vins du Val de Loire, Interloire, de la fusion du conseil Interprofessionnel des Vins d'Anjou et de Saumur (CIVAS) et du Conseil interprofessionnel des Vins de Touraine (CIVTL). Objectifs : meilleure communication et promotion. Classement du Val de Loire, entre Sully-sur-Loire et Chalonnes (260 km), au Patrimoine Mondial de l'Unesco.

2002 Mise en service de l'autoroute A87 Angers-Cholet. Les fouilles ont permis de détecter sur son tracé 73 sites archéologiques.

























Le chant du monde



Musée David d'Angers



Cet article a été extrait du site officiel de l'association, avec son accord.
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